J’arrive à un tournant où j’ai besoin d’aller plus loin dans mon cheminement vers la connaissance de soi. Au fil de mes recherches, j’ai découvert Annick de Souzennelle. Ses pensées vont dans mon sens, mais elle ne me donne pas le comment faire pour accorder mes besoins, mes désirs et mes obligations existentielles, face à mes aspirations spirituelles, à «… mourir à nous-mêmes, à changer de regard, à revêtir d'autres yeux, d'autres oreilles, une sensibilité ouverte à tous les registres du réel… ».
Puis je me suis tournée vers Byron Katie. J’ai vu son long interview sur Dailymotion.
Et voici :
Les pensées ne sont pas vraies. Nos pensées produisent le monde. Chaque fois que nous nous voyons comme victime, chaque fois que nous n'apprécions pas ce qui est, chaque fois que nous voulons contrôler notre environnement (mari, enfants, voisins, parents...), nous sommes en guerre.
Un esprit équilibré aime ce qu'il voit. Le mental produit une race humaine violente. Lorsque nous aimons nos pensées, nous aimons le mode. Les émotions qui surgissent en nous réveillent les pensées qui nous traversent. Quand nous nous arrêtons pour savoir si nos pensées sont vraies, si nos croyances sont vraies, notre façon de percevoir le monde change.
Les pensées stressantes, nous les portons en nous, dans toutes les langues: tu dois, tu devrais, tu es, tu as fait, tu n’as pas fait...Le monde est hypnotisé à croire leurs pensées. Nous pensons et nous croyons que nos pensées sont vraies. Le cauchemar, c'est que nous sommes en guerre contre la réalité.
En somme, nous gérons plusieurs affaires : mes affaires, tes affaires et les affaires des autres et pour certains .....les affaires de Dieu (pour Katie Byron).
Les questions à se poser :
Des affaires de qui suis-je entrain de m’occuper ? Penser aux autres, mari, enfant, parent, collègues, … pendant que l’on s’occupe de nos affaires nous empêchent d’être ici et maintenant. Ce mode de fonctionnement mental est « aveugle, mortifère et perdant pour nous ».
Tous nos besoins, désirs sont satisfaits, s’il n’y a plus de : il faut, il faudrait… Le mental ne fait qu’anticiper. Quand nous commençons à questionner nos croyances, tout commence à faire sens.
Puis elle a donné une méthode très simple que l’on peut retrouver sur le site français : thework-France.com
Quand une pensée surgit qui cause de la souffrance, de la douleur, de la colère…, se demander :
« Qui m’irrite, me perturbe, m’attriste, me déçoit et pourquoi ? »
« Qu’est-ce que je n’aime pas à leur sujet ? Dans leur comportement, façon de parler, d’être…. »
« Comment est-ce que je veux qu’il ou elle change ? A mon égard, à l’égard de quelqu’un d’autre, à son égard ? »
« Qu’est-ce que je veux qu’il ou elle soit, dit, fasse ? »
« Que devrait ou ne devrait-il ou elle pas faire ? Être ? Penser ou ressentir ? »
« Quels conseils puis-je leur offrir pour qu’il ou elle pense, dise ou fasse? »
« Ai-je besoin de quoi que ce soit de sa part ? »
« Que doit-il ou elle faire pour me permettre d’être heureuse ? »
« Qu’est-ce que je pense de lui ou d’elle ? (Dressez une liste). »
« Qu’est-ce que je ne veux plus jamais éprouver avec cette personne ? »
Et là, c’est le moment de travailler les croyances. Et là, je me rapproche d’elle, car pour moi aussi, tout part de nos croyances, qui sont là bien ancrées en nous : des croyances sur nous, sur les autres, sur la vie telle qu’elle devrait être, sur le comportement des gens, en général, sur nos politiques, sur les enseignants... L’on peut dresser une longue liste, car nous avons tous notre idée sur les choses, sur ce qu’elles sont ou sur ce qu’elles devraient être. Souvent, nous projetons notre colère, notre haine, nos frustrations, etc. sans nous rendre qu’elles nous appartiennent en propre.
Quand une pensée croyance surgit dans notre tête, se poser les questions suivantes :
« Est-ce que c’est vrai ? »
« Puis-je absolument savoir que c’est vrai ? »
« Comment je réagis ? Que se passe-t-il quand je crois cette pensée ? »
« Qui je serais sans cette pensée ? »
Exemple avec la pensée suivante : « Mon compagnon ne se soucie pas de moi ». Exemple que j’ai travaillé avec quelqu’un.
1) Est-ce que c’est vrai ? :
Oui, car s’il se souciait de moi il m’appellerait pour avoir de mes nouvelles, pour savoir ce dont j’ai besoin, pour savoir si j’ai besoin de lui. Or il ne le fait jamais.
2) Peux- tu absolument savoir que c’est vrai ?
En fait, non. Tant que tu n’as pas eu une vraie conversation avec lui, pour lui exprimer tes besoins, tes désirs et tes doutes, tu ne peux affirmer que c’est vrai.
3) Comment a réagis cette personne, que s’est-il passé, quand elle a eu cette pensée ?
Elle a eu beaucoup de colère. Elle s’est imaginée des tas de choses à son sujet, des choses qu’il faisait sans elle, avec d’autre, qu’il la trompait peut-être, qu’il n’était pas totalement impliqué dans la relation, qu’il revoyait une ex.
Elle s’est senti malheureuse, abandonnée, trahie. Elle somatisait sur son intestin. Elle pleurait et était bloquée dans toutes ses activités. Elle a fini par ne plus lui répondre au téléphone. Elle lui en voulait, mais ne le lui disait pas. Il prit ses distances et ne la contacta pas.
4) Qui serait-elle sans cette pensée ?
Une femme épanouie, qui serait détendue, heureuse.
Ces deux dernières questions sont une invitation à regarder ce que nous croyons et comment nous réagissons, nous vivons, avec ou sans la douloureuse pensée. Il s'agit de la relation de cause à effet entre la pensée et notre vie : avec la pensée je souffre, sans la pensée je ne souffre pas. Ce n’est donc pas l’évènement ou l’autre qui sont responsables de notre souffrance, mais bien la croyance en la pensée.
Retournons cette pensée.
« Mon compagnon ne se soucie pas de moi ».
Le retournement consiste à reprendre l’affirmation de départ à l’inverser à l’opposé, puis à en inverser les « sujets », puis à ramener tout à soi-même :
- Mon compagnon se soucie de moi
- Je ne me soucie pas de mon compagnon.
-Je ne me soucie pas de moi.
Elle fut capable de l’appeler, de le rencontrer et de lui dire qu’elle pensait de lui, qu’elle tenait à lui et qu’elle avait peur de le perdre, etc.
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